L'EBITDA mesure la performance opérationnelle d'une entreprise avant les éléments financiers (intérêts), fiscaux (impôts) et comptables non-cash (amortissements). C'est un proxy du cash flow opérationnel utilisé pour comparer la rentabilité brute entre entreprises sans biais de structure.
Le ratio marge EBITDA (EBITDA ÷ Chiffre d'affaires) sert à benchmarker les secteurs : >25 % pour le luxe et le software, ~15 % pour l'industrie, <5 % pour la grande distribution.
Exemple concret
Une entreprise réalise 100 M€ de chiffre d'affaires, avec 60 M€ de coûts opérationnels, 8 M€ d'amortissements, 5 M€ d'intérêts d'emprunt et 7 M€ d'impôts. Son EBITDA vaut 100 − 60 = 40 M€ (marge EBITDA 40 %), quand son résultat net ne ressort qu'à 20 M€. L'EBITDA gomme les choix de financement et d'investissement pour ne garder que la machine opérationnelle.
C'est aussi la base du multiple EV/EBITDA, très utilisé en M&A : « payée 10 fois l'EBITDA », notre entreprise vaudrait 400 M€ de valeur d'entreprise. Limite connue : l'EBITDA ignore les investissements nécessaires (capex) — une société industrielle qui doit réinvestir 30 M€/an n'a pas le même « vrai » cash flow qu'un éditeur de logiciels au même EBITDA.