Impact des frais sur la performance long terme
Ce que 1 % de frais annuels coûte réellement sur 30 ans.
Les frais, le seul paramètre que vous contrôlez
Un pourcentage qui n'en est pas un
Un contrat facturant « seulement » 1,5 % par an ne vous coûte pas 1,5 % de votre capital final : il prélève ce pourcentage chaque année, sur un capital qui grossit, et ampute donc aussi les gains que ces sommes auraient produits. Sur trente ans à 7 % de rendement brut, 1,5 % de frais annuels amputent le capital final de près de 30 % — et 1 % de frais, d'environ 20 %.
Ce qu'il faut additionner
Les frais réellement supportés se cumulent : frais de gestion du contrat (assurance vie, PER), frais internes du support (le TER d'un ETF ou d'un fonds), et frais d'arbitrage éventuels. Un ETF indiciel large facture environ 0,20 % par an ; un fonds actif traditionnel, 1,5 à 2 % ; une assurance vie en unités de compte cumule les deux étages.
Ce que disent les données
Les rapports SPIVA, qui comparent chaque année les fonds actifs à leur indice de référence, montrent qu'une large majorité de gérants sous-performent leur indice sur dix ans. Les frais expliquent une part importante de cet écart : la performance future est incertaine, les frais sont certains.
Le seul levier vraiment sous contrôle
Vous ne choisissez ni le rendement des marchés, ni la fiscalité future. Vous choisissez en revanche l'enveloppe, le support et le courtier. Réduire ses frais de 1,5 % à 0,3 % équivaut, sur trente ans, à gagner plusieurs années de performance sans prendre le moindre risque supplémentaire. Voyez aussi notre calculateur d'intérêts composés pour l'effet inverse.