Ce jeudi, Renault affiche un cours de 26,38 EUR, enregistrant une baisse de -3,12%. Cette chute s'inscrit dans une tendance baissière plus large, avec un recul de -31,8% sur l'année. Le malaise grandissant parmi les employés est accentué par l'annonce récente de projets militaires en collaboration avec le groupe Thales.
→ Renault : cours, objectif de cours et Note Bourseur
Le contexte
Lors du salon Eurosatory, Renault a dévoilé deux projets militaires, qui ont suscité des réactions vives de la part de la CGT. Le syndicat déclare que ces initiatives choquent de nombreux salariés, qui ont rejoint l'entreprise pour produire des véhicules civils, non des armements. La CGT souligne que la direction avance sur ces projets sans un soutien clair des employés.
Les projets incluent la fabrication de véhicules multimissions servant de postes de commandement, ainsi que la production en série d'un drone explosif, le « Toutatis », prévu pour 2027. Ces orientations sont perçues comme une dérive de la mission initiale de l'entreprise, ce qui génère des tensions croissantes au sein des équipes.
Que disent les chiffres
La dynamique de Renault est préoccupante, illustrée par une performance sur un mois à -5%, et un recul de -28,1% sur six mois. Sur l'année, l'action a chuté de -31,8%, témoignant d'un manque de confiance des investisseurs, en particulier dans un secteur automobile déjà sous pression. Actuellement, le titre se situe près de son plus bas sur 52 semaines, à 26,38 EUR, comparé à un pic de 41,86 EUR.
Cette situation a conduit à une note de , qui reflète l'incertitude croissante concernant l'avenir de l'entreprise. Les projets militaires pourraient exacerber ce sentiment, éloignant encore plus les investisseurs qui privilégient des stratégies moins risquées.
Que va-t-il se passer
- Les tensions internes pourraient mener à des grèves ou des mouvements de protestation si les préoccupations des employés ne sont pas prises en compte.
- Les investisseurs pourraient se détourner davantage de l'action si la direction ne clarifie pas la stratégie militaire et son impact sur les activités principales.
- Une éventuelle révision de la stratégie pourrait être nécessaire pour restaurer la confiance des salariés et des investisseurs.
"Profiter de la marche à la guerre ne sera jamais bénéfique aux travailleurs".
Ce qui pourrait suivre
À court terme, le titre pourrait encore perdre -5% si les tensions continuent d'augmenter, et les grèves se multiplient.
Sur le moyen terme, une stabilisation autour de 25 EUR est envisageable si la direction gère les préoccupations des employés.
À long terme, une reprise pourrait être possible si Renault se recentre sur ses activités traditionnelles, avec un potentiel de retour vers 30 EUR en cas de succès dans la réconciliation avec les salariés.