Ce jeudi, Gabriel Attal, candidat du mouvement Renaissance à l'élection présidentielle de 2027, a présenté une initiative majeure pour l'intelligence artificielle (IA) et l'innovation. Il a proposé un ambitieux « plan France 2040 » doté d'un budget de 200 milliards d'euros, visant à positionner la France comme la première puissance européenne dans ce domaine. Ce projet d'envergure, qui s'inscrit dans ses quatre priorités pour la prochaine décennie, a été discuté lors d'un entretien avec des médias économiques.
Les faits
Dans cette initiative, Gabriel Attal met l'accent sur la nécessité d'une politique d'IA commune au niveau européen, comparable à la politique agricole commune. Il évoque un financement à parts égales entre le secteur public et privé, afin de garantir une dynamique d'innovation soutenue. L'ancien ministre a également exprimé son souhait de former 20 millions de travailleurs aux compétences liées à l'IA d'ici 2030, soulignant l'importance d'inclure non seulement les ingénieurs, mais l'ensemble des salariés, dans cette transformation.
Attal a fait référence à des précédents historiques, évoquant le plan nucléaire initié par le Général de Gaulle en 1958, pour illustrer l'ampleur de l'engagement qu'il envisage pour l'IA. En parallèle, il a mis en avant des mesures de financement, telles que l'utilisation de crédits d'impôt pour favoriser l'adoption de l'IA dans les entreprises françaises. Sa vision pour l'avenir inclut également la stabilisation des prix de l'électricité sur une décennie, afin de soutenir les investissements nécessaires à cette transformation.
Ce que ça implique
Les implications de ce plan pour l'économie française pourraient être considérables. En favorisant l'innovation et l'adoption de l'IA, la France pourrait renforcer sa compétitivité sur le marché européen et mondial. L'engagement à former un grand nombre de travailleurs aux nouvelles technologies pourrait également contribuer à réduire le fossé de compétences et à améliorer la productivité dans divers secteurs. Cependant, la mise en œuvre de ce plan nécessitera une coordination efficace entre les acteurs publics et privés, ainsi qu'une gestion prudente des ressources financières.
Ce qui pourrait suivre
Dans un horizon proche, une mobilisation rapide des financements pourrait voir émerger des projets pilotes en IA dès 2027, renforçant la visibilité de l'initiative. Cela pourrait inciter les entreprises à accélérer l'adoption de technologies avancées.
À moyen terme, d'ici 2030, la France pourrait observer une croissance notable des start-ups en IA et une augmentation des investissements directs dans ce secteur, favorisant un écosystème dynamique.
À long terme, d'ici 2040, si le plan est mis en œuvre efficacement, la France pourrait devenir un leader européen en IA, avec un impact significatif sur l'économie, les emplois et la position géopolitique du pays.